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ENÈSE
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’I
PSÉITÉ
1995
: je dépose un sujet de thèse portant sur l’autocritique littéraire et incluant l’élaboration d’une bibliographie des journaux personnels et carnets en langue française ou traduits.
1997
: je soutiens ma thèse de doctorat
Le Jeu de l’autocritique littéraire à l’autofiction, de Proust à Doubrovsky
, dirigée par M. Pierre-Edmond Robert professeur à l’Université de la Sorbonne nouvelle – Paris 3.
1999
: publication de ma thèse aux Presses Universitaires du Septentrion (coll. Thèse à la carte, 2 vol., 1035 p.), dont le volume 2 est une
Bibliographie des journaux intimes publiés en France de 1939 à 1996
, 2894 références et 1702 auteurs avec Index des diaristes et des titres anonymes.
2000
: je lance un appel pour la création d’
Ipséité
, nom du projet d’un inventaire informatisé des journaux personnels, dans la revue
La Faute à Rousseau
de l’Association pour l’autobiographie.
2001
: j’échoue au concours de chargé de recherche du CNRS avec la proposition de développer
Ipséité
au sein d’une équipe.
2002
: je présente le projet de la base de données
Ipséité
au colloque sur
Les Ego-documents à l’heure de l’électronique : nouvelles approches des espaces et des réseaux relationnels
2003
: j’intègre les procédures d’indexation pour le thesaurus d’
Ipséité
dans les études réunies par Pierre-Yves Beaurepaire et Dominique Taurisson sur
Les Ego-documents à l’heure de l’électronique
et publiées par l’Université Montpellier III avec le logiciel
ArcaneWriter
, conçu par Eric-Olivier Lochard, pour les éditions imprimé et numérique.
2004
: j’obtiens une bourse japonaise auprès de la
Fondation Hori pour les sciences de l’information
pour la réalisation d’
Ipséité
, mais avec la priorité des écrits personnels asiatiques traduits en français (Japon, Chine, Vietnam, Cambodge, Laos, Indonésie, …).
2005
: je mets en ligne le site
Ipséité
<http://www.ipseite.net>
conçu au Japon sous Linux avec le logiciel
Koha
.
10 années…
pour qu’une longue synergie s’opère entre des travaux universitaires (thèse, articles, colloques, bibliographies, …) et des avancées technologiques, des expériences professionnelles en France, dont 6 années à la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris – La Villette, et à l’
étranger
depuis 1998 (Australie, Bulgarie, Chine, Egypte, Japon, New York, Singapour), des voyages et des rencontres procédant ainsi un radical changement de point de vue du rapport sur soi et les aires culturelles. Apprenant par exemple l’existence de mémento en bambou, forme d’un calendrier chinois où le journalier inscrivait des indications sur sa santé, la météo, etc., une sorte d’agenda du présent sans que jamais l’on ne puisse savoir s’il s’agissait, lorsqu’elle était notée, de sa maladie dont il était question. C’est pourquoi ce projet virtuel pour un emploi (en temps) bien réel, et vice-versa, a vu le jour en Extrême-Orient, au Japon pays du soleil toujours levant où l’écriture de soi est une tradition, la pratique du journal intime (« nikki » 日記: notes journalières, journaux) datant de l’époque Héian du VIIIe au XIIe siècle - et qu’importe si le « je » ou « moi », dont on a pu relever jusqu’à 54 dénominations en japonais, y soit le plus souvent linguistiquement absent. (JLP - janvier 2005)